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Les Ornais sur les pas de Louis et Zélie

Alors que deux pôles paroissiaux du diocèse (Flers et la Ferté-Macé) viennent de vivre un pèlerinage à Alençon, Guy Fournier, diacre, administrateur du sanctuaire, nous partage sa perception.

Que retenez-vous de ces deux journées ?

Si elles étaient très différentes par le public présent, pour Flers (8 mai) une présence intergénérationnelle très forte qui rassemblait de nombreux enfants avec des parents et grands-parents, parmi lesquels des catéchistes, alors que pour La Ferté-Macé (24 mai) c’était davantage des « aînés », leur point commun était un désir d’entrer dans une meilleur connaissance des saints Louis et Zélie par un temps fort qui rassemble en se déplaçant. A cet égard, je crois que pour beaucoup, s’est opérée une véritable découverte de la pertinence des grandes orientations de vie des saints de la famille Martin pour nous aider dans notre vie chrétienne aujourd’hui, si divers que nous soyons.

groupe de Flers

Comment se sont-elles déroulées ?

Avec le groupe de Flers, 150 personnes, une sérieuse préparation en amont avec la réalisation d’un livret, a permis aux enfants de découvrir les saints en parcourant la ville. La démarche étant très ludique et concrète, nous pouvions percevoir un vrai bonheur des enfants à aller d’un endroit à l’autre, avec, en chaque lieu une personne bénévole du sanctuaire pour les accueillir et répondre à leurs questions.

Avec celui de la Ferté-Macé (30 personnes) le parcours s’est fait en allant de la Basilique, à l’Horlogerie de Louis, puis au Pont de la rencontre, en faisant un détour par les belles cours médiévales du vieil Alençon. Les uns et les autres sont passés par un incontournable : la maison de la famille Martin, rue Saint-Blaise.

Que notez-vous de particulier ?

Avec le groupe de Flers, une célébration de la Parole, dans la Basilique, qui, en fin de journée se déroulait comme pour récapituler, dans une ambiance recueillie, ce qui fut manifestement une journée festive, ce genre de journée où il est manifeste que les participants sont heureux d’être là et ils l’expriment.

groupe de Flers

Et la nouvelle Maison d’Accueil Louis et Zélie dans tout cela ?

Elle fut le point de ralliement des uns et des autres, avec un enseignement donné dans la chapelle pour les adultes du groupe de Flers et un autre, plus long, donné aux pèlerins du pôle de la Ferté dans la salle Louis et Zélie. La Maison a été appréciée pour les pique-niques, soit en extérieur dans un petit parc très calme en plein cœur de ville, soit dans la salle à manger. Appréciée : c’est tellement vrai que plusieurs personnes on dit : je reviendrai car c’est vraiment un lieu pour « se poser ». On y est bien.

Avec Bruno et Isabelle, les intendants, il avait fallu mobiliser des personnes bénévoles afin d’assurer l’intendance nécessaire pour assurer une qualité d’accueil.

Les ornais ont-ils vraiment une découverte à faire si près de chez eux ?

Oui, je le pense vraiment. Il a un aspect biographique minimum à acquérir par le parcours des lieux où les saints Louis et Zélie vécurent en divers lieux du Pays d’Alençon. Mais surtout, il y a un message spirituel : comment et pourquoi ont-ils vécu leur foi au quotidien d’une façon si utile pour nous ?

Ce couple du XIXe siècle a un message d’une grande actualité à nous délivrer. Ils ont su, jour après jour, dans les joies mais aussi les tristesses et les angoisses du quotidien, avancer vers Dieu, vers leurs contemporains, avec simplicité, assurance et humanité, ce qui ne veut pas dire sans tâtonnements parfois. Ils nous indiquent un chemin, un type de relations à vivre en couple et en famille qui contribuent à faire grandir la stabilité et le bonheur d’être ensemble.

Bref : apprendre à aimer.